Il est enfin là, tant désiré, il écrase la ville de ses rayons.
Difficile à restituer, après la photo j'ai vu des taches rouges pendant quelques minutes... Le calvaire de Notre Dame des Doms est l'un des endroits les plus photographié d'Avignon, et surtout ses statues baroques. Je me suis intéressée là à l'un des lampadaires, qui contiennent des cierges... le croirez vous, ils ont tous fondu.
Il n'y a pas de hasard, Michel, le jour où j'ai pris ce cliché, avait photographié cela :
http://avignon.midiblogs.com/archive/2010/06/25/lumiero-d%C3%B3u-jour.html#comments
28 juin 2010
27 juin 2010
Patrimoine industriel, rue des Teinturiers
Cette rue est appelée aussi rue des roues, car elle conserve quelques unes des roues à aube liées à l'industrie textile.
L'industrie textile s'y est installée dès la fin du Moyen-Age, c'était alors la soie qui dominait. La rue s'appelait encore "rue allant du portail Imbert vieux", à l'angle avec la rue des Lices (remparts du XIIème siècle) "au portail Imbert neuf" (remparts du XIVème siècle, devenu le portail Limbert). Elle prit ensuite celui de rue du Cheval Blanc, du nom d'une auberge. Ce n'est qu'à partir du XVIIIème siècle, après l'installation des garanceurs et des indienneurs qu'elle prit son nom actuel.
Tout près des remparts actuels, au 30 de la rue, un ancien moulinage atteste aussi de l'activité industrielle de cette rue.
Il ne reste plus que l'axe de la roue qui desservait cet ancien moulin à soie, transformé au début du XXème siècle en tannerie.
Grâce à cette rue, son nom et les roues, Avignon peut se souvenir de son riche passé industriel lié à la soie et à la laine, la garance importée par Jean Althen au XVIIIème siècle, et les indiennes. Les deux dernières péricliteront, ici, à la fin du XIXème siècle. L'industrie liée à la laine se maintiendra à Avignon plus longtemps, jusque dans la seconde moitié du XXème siècle.
PS, en 2013 la façade a été restaurée, voir l'article ICI
PS, en 2013 la façade a été restaurée, voir l'article ICI
24 juin 2010
Entrée du Petit Palais
Le Petit Palais est aujourd'hui un musée qui abrite une très belle collection de primitifs italiens, je parle de peinture bien sûr. On y accède par la place du Palais,
et ensuite vous suivez la flèche, enfin, vous rebroussez chemin pour retourner sur la place. Pratique, non ?
PS, c'est Yvelinoise qui m'a fait remarquer cette incohérence.
Or, les indications se trouvent sur une plaque posée sur un portail qui n'est pas l'entrée, vous suivez ?
Ce portail est situé dans la montée vers le jardin des Doms. En clair si vous voulez avoir des renseignements sur les heures d'ouverture, par exemple, vous montez jusqu'à cette grille, vous lisez :
et ensuite vous suivez la flèche, enfin, vous rebroussez chemin pour retourner sur la place. Pratique, non ?
PS, c'est Yvelinoise qui m'a fait remarquer cette incohérence.
A l'occasion de la grande exposition consacrée à Miquel Barceló le Petit Palais exposera des œuvres de la période gothique provenant de Majorque, île dont est originaire Barceló. Depuis le 21 juin, l'éléphant géant a été installé sur la place et voici comment on peut voir le Petit Palais jusqu'au 7 novembre 2010 :
23 juin 2010
Gargouilles de l'église Saint Pierre - 3
Les gargouilles de l'église Saint Pierre sont très réalistes, comme c'est souvent le cas, et mêlent, elles aussi, les humains aux animaux. Assimilation ?
Celles-ci sont situées très haut, mais ce ne sont pas les plus hautes, personnellement je n'arrive pas vraiment à en distinguer les détails à l'œil nu.
22 juin 2010
L'orgue doré italien de ND des Doms
Pour marquer la fête de la musique que nous apporte l'été (cette année on peut se demander si ce n'est pas plutôt l'automne), j'ai choisi de parler du concert auquel j'ai assisté dimanche 20 juin, et de l'orgue italien de la Métropole ND des Doms,
Les musiciens sont installés dans la tribune baroque.
www.musique-sacree-en-avignon
Construit au tout début du XIXème siècle par le facteur italien Ludovico Piantanida et restauré plusieurs fois, en 1860 par Théodore Puget et en 2005 par les facteurs italiens Mascioni. Cet instrument a une sonorité tout à fait particulière, mais ne comptez pas sur moi pour vous parler ce ses spécificités techniques...
Grâce à l'association "Musique sacrée en Avignon" plusieurs concerts permettent d'entendre sonner cet orgue, notamment les "musiques du dimanche". Celui du 20 juin associait les flûtes de Michel Barruol et de Jean-Mathieu Bodin-Lamy à Lucienne Antonini à l'orgue,
www.musique-sacree-en-avignon
21 juin 2010
Un étrange blason
Ce blason dont je veux parler ici se trouve sur la façade d'un ancien hôtel particulier, rue de la Bonneterie, en face des halles actuelles.
Le blason lui-même représente une vache ayant une étoile entre les cornes, emblème de la famille de Puget. Cette ancienne famille possédait les fiefs de Chastueil ( ou Chasteuil), de Barbentane et ils étaient aussi seigneurs de Maillane. A la fin du XVIIème siècle ils ont confié la restauration de leur demeure à Jean Péru qui a dessiné les plans du grand escalier, qui prenait dans le vestibule, à l'image de celui de l'hôtel de Montaigü et possédait une très belle rampe en fer forgé.
Ce qui est étrange dans ce groupe sculpté c'est que les deux chiens qui entourent le blason ne sont pas achevés, ou ont été détruits (?). Ils n'ont ni tête ni arrière train.
Jean Péru, toujours selon Joseph Girard, aurait peut-être dessiné les plans de la façade, aujourd'hui défigurée par les commerces installés au rez-de-chaussée :
Les commerces actuels ne sont pas en cause.
Sources de la héraldique : "armorial de la noblesse du Vaucluse, du Comtat Venaissin et d'Avignon, de la Principauté d'Orange...
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Le blason lui-même représente une vache ayant une étoile entre les cornes, emblème de la famille de Puget. Cette ancienne famille possédait les fiefs de Chastueil ( ou Chasteuil), de Barbentane et ils étaient aussi seigneurs de Maillane. A la fin du XVIIème siècle ils ont confié la restauration de leur demeure à Jean Péru qui a dessiné les plans du grand escalier, qui prenait dans le vestibule, à l'image de celui de l'hôtel de Montaigü et possédait une très belle rampe en fer forgé.
Ce qui est étrange dans ce groupe sculpté c'est que les deux chiens qui entourent le blason ne sont pas achevés, ou ont été détruits (?). Ils n'ont ni tête ni arrière train.
Jean Péru, toujours selon Joseph Girard, aurait peut-être dessiné les plans de la façade, aujourd'hui défigurée par les commerces installés au rez-de-chaussée :
Les commerces actuels ne sont pas en cause.
Sources :
Le diaporama que Michel Benoit a élaboré pour les associations du quartier des Halles, "Le Ventre d'Avignon", et qui présente le cliché des archives municipales qui montre la façade dans son état ancien. Son blog : http://avignon.midiblogs.com
18 juin 2010
Gargouilles de Saint Martial
Cet ancien couvent qui fut l'un des plus prestigieux d'Avignon est aujourd'hui très défiguré et réduit. L'église et son portail du à Pierre Mignard, abrite l'actuel temple réformé, et il reste des vestiges du cloître dans le jardin Agricol Perdiguier. Il abritait les collections du musée d'histoire naturelle, transportées au musée Réquien après le percement du cours Jean Jaurès et la destruction des bâtiments conventuels.
Les gargouilles sont nombreuses et proposent une faune variée et réaliste, à laquelle se mêlent quelques personnages.16 juin 2010
Résidence le "San Miguel" - Une réalisation de Max Bourgoin
Cette résidence atypique se situe le long du rempart, rue Ninon Valin, entre les portes Limbert et Magnanen,
Elle a été réalisée entre 1968 et 1978 par l'architecte Max Bourgoin et il s'agit d'un ensemble de bureaux et de logements de standing, haut de gamme en français. Ce qui explique sans doute qu'elle ait aussi bien vieilli.
Les façades qui donnent sur le rempart permettent de se faire une idée de la diversité des formes et des structures ainsi que des décors, mais celles qui donnent sur le grand jardin intérieur ne sont pas vraiment visibles depuis la rue du Bon Martinet qui le longe à l'arrière.
Les décors variés associent des matériaux variés, mais toujours proches de la nature, et sur l'un des côtés, on peut admirer l'arbre qui est en quelque sorte sa dédicace.
Max Bourgoin a participé à la reconstruction d'Avignon après la guerre, il a travaillé dans le quartier Champfleury, et on lui doit, entre-autres, l'immeuble Groupama, la résidence et l'école Sixte-Isnard, un immeuble rue de la République. Le San Miguel date de la seconde période de son œuvre, durant laquelle il travaille seul et crée ce style original, dans la lignée des post-modernes.
Cet ensemble est classé monument historique, plus de détails sur le site de la DRAC PACA :http://www.paca.culture.gouv.fr/dossiers/xxeme_label/notices/84/avignon/residence_san_miguel/residence_san_miguel.pdf
Elle a été réalisée entre 1968 et 1978 par l'architecte Max Bourgoin et il s'agit d'un ensemble de bureaux et de logements de standing, haut de gamme en français. Ce qui explique sans doute qu'elle ait aussi bien vieilli.
Les façades qui donnent sur le rempart permettent de se faire une idée de la diversité des formes et des structures ainsi que des décors, mais celles qui donnent sur le grand jardin intérieur ne sont pas vraiment visibles depuis la rue du Bon Martinet qui le longe à l'arrière.
Les décors variés associent des matériaux variés, mais toujours proches de la nature, et sur l'un des côtés, on peut admirer l'arbre qui est en quelque sorte sa dédicace.
Max Bourgoin a participé à la reconstruction d'Avignon après la guerre, il a travaillé dans le quartier Champfleury, et on lui doit, entre-autres, l'immeuble Groupama, la résidence et l'école Sixte-Isnard, un immeuble rue de la République. Le San Miguel date de la seconde période de son œuvre, durant laquelle il travaille seul et crée ce style original, dans la lignée des post-modernes.
Cet ensemble est classé monument historique, plus de détails sur le site de la DRAC PACA :http://www.paca.culture.gouv.fr/dossiers/xxeme_label/notices/84/avignon/residence_san_miguel/residence_san_miguel.pdf
un article lui a été consacré par la revue "Colonnes" ICI
Merci à Yvelinoise pour avoir évoqué Max Bourgoin à propos de Gaudi, non qu'il y ait ressemblance, mais plutôt la filiation dans l'originalité.
Merci à Yvelinoise pour avoir évoqué Max Bourgoin à propos de Gaudi, non qu'il y ait ressemblance, mais plutôt la filiation dans l'originalité.
15 juin 2010
Renoncules d'eau
Lorsque j'ai photographié le pont d'Avignon sous un ciel d'orage, dimanche dernier, j'ai aussi remarqué les renoncules d'eau qui fleurissent en ce moment même sur la surface du Rhône,
Elles forment de longs bancs près des berges,
Vous reconnaissez l'angle de prise de vue, le même que celui de l'article précédent.
La navigation est interdite sous le pont à cause des bancs de sable, ce qui explique sans doute que les fleurs puissent ainsi pousser dans le fleuve.
Ces mêmes renoncules, vous pouvez les retrouver sur le blog de Michel :
http://avignon.midiblogs.com
13 juin 2010
Menaces d'orage
Malgré le ciel menaçant, et les premières gouttes de pluie, les visiteurs restent sur le pont,
heureusement la chapelle sert d'abri pour continuer à écouter les explications données par l'audiophone lorsque la pluie se fait plus drue.
L'orage a tourné court, mais il avait un instant illuminé la vierge d'or,
J'avoue que c'est ce que je préfère en photographie, capter la lumière, ou devrais-je dire, les lumières.
11 juin 2010
Jean Péru - Les dynasties d'artistes des XVIIe et XVIIIe siècles
Jean Péru (1650 - 1729), que j'ai choisi parmi les nombreux artistes concernés, pour ses sculptures,
ici le trumeau de l'église Saint Pierre, sculpture qui lui est attribuée et qui est bien dans son style
Jean est le plus connu car on lui doit notamment le monument à Benezet, conçu au départ pour l'église des Célestins, et dont il reste les statues de Marthe et de Madeleine de Notre Dame des Doms. Il sculpta aussi le décor de la tribune de la cathédrale, tribune baroque qui est contestée pour rompre l'harmonie de la seule église romane de l'intra-muros.
Il a aussi dessiné les plans de plusieurs édifices,
dont la continuation de la façade de l'hôpital Sainte Marthe, aujourd'hui université d'Avignon - en respectant les plans originels de Jean André Borde,
l'autel monumental de la chapelle du collège des jésuites, aujourd'hui musée lapidaire, dont il ne reste que le fronton,
la chapelle de la Vierge de l'église Saint Agricol, et les statues de Jean le Baptiste et d'Elisabeth,
la rampe en fer forgé de l'hôtel de Carichon, rue deTaulignan,
et rue de la bonneterie, les plans de plusieurs hôtels particuliers, dont celui de Raoulx.
Il a travaillé aussi à la chapelle des pénitents noirs, rue de la Banasterie.
Mais j'aurais pu tout autant choisir Nicolas Mignard (1606 - 1668), son concurrent direct, à l'époque, plus célèbre et connu sous le surnom de Mignard d'Avignon, pour le distinguer de son frère Pierre, dit Mignard le Romain et de son fils Pierre II, dit le "chevalier Mignard", une grande dynastie de peintres. Nicolas Mignard était né à Troyes et s'était établi à Avignon après avoir séjourné à Rome avec son frère, il a été rappelé par Louis XIV pour travailler aux Tuileries. Il a décoré de nombreux hôtels particuliers, couvents et plusieurs de ses œuvres sont visibles au musée Calvet, dont cet auto-portrait, publié par Wikipédia :
Une autre de ces dynasties d'artistes connus sur Avignon est celle des Franque, dont le plus connu de cette lignée d'architectes est Jean-Baptiste (1683-1758) à qui l'on doit de nombreux édifices du XVIIIème siècle, qu'il a souvent réalisés en collaboration avec ses enfants, François II et Jean-Pierre. Parmi ceux-ci :
Cette liste ne se veut pas exhaustive, à peine indicative.
La principale source utilisée, en plus de wikipédia, est bien entendu le très précieux "Évocation du vieil Avignon" de Joseph Girard.
Une autre de ces dynasties d'artistes connus sur Avignon est celle des Franque, dont le plus connu de cette lignée d'architectes est Jean-Baptiste (1683-1758) à qui l'on doit de nombreux édifices du XVIIIème siècle, qu'il a souvent réalisés en collaboration avec ses enfants, François II et Jean-Pierre. Parmi ceux-ci :
les hôtels de Villeneuve Martagnan (Musée Calvet), de Caumont (Collection Lambert),
le portail central de la façade de l'hôpital Sainte-Marthe,
mais aussi, la boucherie de la rue du Vieux Sextier.
Cette liste ne se veut pas exhaustive, à peine indicative.
La principale source utilisée, en plus de wikipédia, est bien entendu le très précieux "Évocation du vieil Avignon" de Joseph Girard.
4 juin 2010
Niche place de la Principale
7, place de la Principale
Timide elle se cache derrière les volets, c'est sans doute pour cela qu'elle avait échappé à l'inventaire.
Elle me permet de rappeler que ce blog était destiné, à sa création, à présenter cet inventaire des niches sculptées d'Avignon, inventaire que l'on retrouve en photographies, dans un diaporama et sur la carte de localisation de la partie gauche du blog.
Il semble bien que ce ne soit pas la sculpture d'origine, elle n'est pas adaptée aux dimensions de la niche et il s'agit sans doute d'un Saint Christophe, Saint Joseph, merci Webiane,
son blog : webiane.canalblog.com
son blog : webiane.canalblog.com
2 juin 2010
Les gargouilles du cloître des Carmes - suite
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