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12 octobre 2015

La Maison Carbonel


Au 13 bis de la rue des Trois Colombes, et au bout de la place Saint Joseph, à l'opposé du lycée Aubanel, cette bâtisse qui a accueilli l'atelier de Louis Carbonel, maître faïencier venu de Marseille pour s'installer ici en 1732, avec ses descendants l'atelier fonctionnera jusqu'en 1786.

belle plaque en faïence blanche aux lettres bleues
 Une autre plaque figure sur cette façade :


plaque qui rappelle que le peintre Pierre Grivolas est né dans cette maison le 2 septembre 1823.  Directeur de l'école des Beaux Arts d'Avignon de 1878 à 1906, il a formé de nombreux peintres qui ont constitué avec lui la Nouvelle Ecole d'Avignon - troisième du nom - Wikipedia.
Wikipedia donne le 2 septembre comme date de naissance, la plaque dit le 1er, c'est sans doute la plaque qui a raison, mais dans le doute...
J'ai évoqué Pierre Grivolas à l'occasion de l'exposition consacrée à 
Édouard Athénosy, ICI, cet été à Carpentras. 

PS : des photographies  de 2014 que je n'avais pas exploitées avant mon départ d'Avignon, mais c'était dommage de ne pas parler de cette demeure qui passe un peu trop inaperçu.

22 août 2015

Niches sculptées... à Carpentras


Comme Avignon, Carpentras est une ville riche en niches sculptées de tous les styles, cinq au gré des rues et des places du centre ville ancien, sans choix réel,  en haut à gauche Saint Siffrein, patron de la ville.

21 août 2015

Edouard Athénosy, peintre de l'école d'Avignon à Carpentras

Jusqu'au 30 septembre 2015, le musée Comtadin Duplessis propose une exposition des oeuvres du peintre Édouard Athénosy :


Sur le site de la ville de Carpentras
 A voir encore à Cavaillon en 2016 (voir commentaires)
Edouard Athénosy – centenaire d'un artiste oublié
Chapelle du Grand Couvent – Grand'Rue 
5 mars au 9 avril 2016 
 
Edouard Athénosy 1859 – 1934
Né à Saumane de Vaucluse ; fils d'un instituteur, Émile Édouard Ahténosy après des études à Orange, entre à la Préfecture de Vaucluse où il fait toute sa carrière. Parallèlement il suit les cours de l'école municipale des beaux-arts d'Avignon où il suit les cours de Pierre Grivolas qui incite ses élèves à peindre en extérieur. Parmi ses amis, Marius Breuil dont il partagera les goûts et l'inspiration pour les paysages du Vaucluse.
Considéré comme un peintre du dimanche, sans que ce soit péjoratif, sa carrière administrative le met à l'abri de la nécessité de vendre ses œuvres et préserve sa liberté de création. Il développe donc un style personnel, sur de petits formats adaptés au plein air : une peinture d'une rare fraîcheur, un trait fin et précis. 

Merci à la bibliothèque Inguimbertine pour cette exposition qui permet de découvrir cette œuvre si originale. J'avais déjà beaucoup apprécié celle de Marius Breuil, que j'avais aussi découverte à Carpentras, dans la chapelle du Collège, mais je crois bien que les couleurs à la fois vives et pourtant nuancées et tout sauf criardes d'Athénosy, m'ont encore plus séduite que celles, plus sourdes, de Breuil. Les paysages, eux, se ressemblent dans les deux œuvres, car les deux peintres ont sillonné les mêmes endroits, et ont su tous les deux restituer la lumière, la douceur de ces paysages.

PS : j'ai pu aussi tester la toute nouvelle liaison ferroviaire entre Avignon et Carpentras,  je regrette bien qu'elle n'ai pas existé avant mon départ... Une bonne raison pour les Avignonnais de ne pas bouder cette exposition très bien faite, elle propose en plus des œuvres de voir le matériel de l'artiste et d'aborder sa manière de travailler. 

6 avril 2011

A l'aube du 6 avril 1327, Pétrarque aperçut Laure pour la première fois...



De cette église, il ne reste plus que les ruines d'une chapelle,

 

et de cette rencontre, les vers du poète,

« Laure, célèbre par sa vertu et longuement chantée par mes poèmes, apparut à mes regards pour la première fois au temps de ma jeunesse en fleurs, l’an du Seigneur 1327, le 6 avril, à l’église de Sainte-Claire d’Avignon, dans la matinée. »


et même après la mort de sa muse,
     
Non point pâle, mais plus blanche que neige,
Tombée sur la colline par un temps calme,
Elle semblait reposée comme fatiguée,
On eût dit qu'un doux sommeil fermait ses beaux yeux,
La mort elle-même paraissait belle sur son beau visage.
Le Triomphe de la Mort


Pétrarque et Laure de Noves, 
Opuscula Petrarca - 15ème siècle, Bibliothèque municipale de Carpentras,
IRHT 074024 p

Une autre manière de raconter cette rencontre éblouissante :

9 mars 2009

Le 9 mars 1309 Clément V arrive à Avignon


Bertrand de Got, évêque de Bordeaux, est élu en 1305 au conclave de Pérouse encore secoué par l'affrontement entre Philippe Le Bel et Boniface VIII. Couronné à Lyon, il repart pour Bordeaux et ce n'est que lentement qu'il rejoint Avignon où il est hébergé par les Dominicains en leur couvent de la rue d'Annanelle, dans les quartiers en expansion, hors des anciennes enceintes. détruites en 1226.
Plan figurant dans « Evocation du Vieil Avignon » de Joseph Girard »
Il avait décidé de s'installer « provisoirement » dans cette ville qui appartenait alors au comte de Provence, Charles II d'Anjou, roi de Sicile et de Naples, vassal de l'Eglise et proche du Comtat Venaissin, terre d'Eglise où il séjournera plus souvent que dans Avignon. Il préfèrera le calme de Carpentras et surtout du monastère du Groseau, près de Malaucène à l'agitation d'une cité qui craquait de toutes parts pour accueillir les prélats Italiens et leurs suites. La population passera de 5 000 à 30 000 habitants au cours du XIV ème siècle et la ville se dotera de nouveaux remparts. L'accueil des juifs chassés de France dans la nouvelle « carrière » va encore accroître la surpopulation. Mais que ce soient les banquiers Italiens ou les artisans et commerçants juifs, tous vont participer au développement économique mais aussi culturel de la ville par les échanges qui se multiplient.
L'installation des Papes en Avignon changera la physionomie de la ville, par la construction de nombreuses « livrées », ces demeures occupées par les cardinaux et surtout du Palais des Papes qui domine la ville de sa silhouette de forteresse gothique, la plus importante jamais construite.
Dessin de Violet le Duc
Il y a 700 ans, les Papes ont choisi Avignon pour leur capitale et l'achat de la ville en 1348 à la Reine Jeanne, la liera pour des siècles aux états pontificaux. L'influence italienne laissera son empreinte au delà de leur simple présence, notamment à la période baroque avec la construction de très beaux édifices civils tout autant que religieux.
Cet anniversaire sera l'occasion de redécouvrir cet héritage riche de sa complexité.