27 juin 2010

Patrimoine industriel, rue des Teinturiers

Cette rue est appelée aussi rue des roues, car elle conserve quelques unes des roues à aube liées à l'industrie textile.


L'industrie textile s'y est installée dès la fin du Moyen-Age, c'était alors la soie qui dominait. La rue s'appelait encore "rue allant du portail Imbert vieux", à l'angle avec la rue des Lices (remparts du XIIème siècle) "au portail Imbert neuf" (remparts du XIVème siècle, devenu le portail Limbert). Elle prit ensuite celui de rue du Cheval Blanc, du nom d'une auberge. Ce n'est qu'à partir du XVIIIème siècle, après l'installation des garanceurs et des indienneurs qu'elle prit son nom actuel.
Tout près des remparts actuels, au 30 de la rue, un ancien moulinage atteste aussi de l'activité industrielle de cette rue.

Il ne reste plus que l'axe de la roue qui desservait cet ancien moulin à soie, transformé au début du XXème siècle en tannerie.


Grâce à cette rue, son nom et les roues, Avignon peut se souvenir de son riche passé industriel lié à la soie et à la laine, la garance importée par Jean Althen au XVIIIème siècle, et les indiennes. Les deux dernières péricliteront, ici, à la fin du XIXème siècle. L'industrie liée à la laine se maintiendra à Avignon plus longtemps, jusque dans la seconde moitié du XXème siècle.

PS, en 2013 la façade  a été restaurée, voir l'article ICI

5 commentaires:

Miss Lemon a dit…

J'ai découvert cette rue grâce à Nathalie qui avait photographié ces roues prises dans les glaces de ce rude hiver.
J'y suis allée mais un soir de Février et il pleuvait, j'y ferai un saut durant mon été au Sud.
Merci pour toutes les précisions historiques apportées.
Nous avons beaucoup de moulinages le long de nos rivières d'Ardèche et de belles magnaneries, mais vous connaissez cela très bien!
Miss Lemon.

Avignon a dit…

La sorgue a un peu meilleure allure et les roues tournent.
Mais il manque toujours celle qui se trouvait devant la maison Quatre de Chiffre... Où est-elle donc passée ? Encore en rénovation ?

fardoise a dit…

Je ne sais pas pour celle de la maison IV de chiffre, désolée.
Je connais les moulinages de l'Ardèche, car je suis de là, aussi. Nathalie a surtout montré les roues de l'Isle sur Sorgue, plus célèbres que celles d'Avignon.

jeandler a dit…

La soie, ici, bien avant que d'être lyonnaise, contemporaine avec celle des Cévennes...

fardoise a dit…

Et même tout le sud-est.