20 avril 2009

Relooking extrême

Un arrêté municipal va imposer un relooking extrême (*) à toute la ville, tout cela doit disparaître :

plus de fils électriques baladeurs, plus de tuyaux de vidange à même la rue... Va-t-on voir disparaître vraiment tout ce qui donne à notre ville ce charme désuet ?

A la suite du commentaire de Lou Ravi j'ajoute que bien entendu c'était de l'humour car je ne trouve pas que cela participe au charme de la ville, bien au contraire et je suis tout à fait de l'avis du Ravi, c'est un scandaleux laisser-aller et cela peut même s'avérer dangereux. La suite dans les commentaires.
(*) pour plagier le titre d'une émission de télé réalité (quelle réalité ?) made in USA, mais qui ,elle ,se propose de refaire la façade de personnes.

19 avril 2009

Rue Pouzaraque

Rien à voir avec le nom de la rue ( du provençal : potz a roda, qui désigne un puits à roue), un reste de fresque sur un mur qui indique "jeux de ballons interdits", une petite fille saute pour tenter de rattraper le sien. Juré, personne ne l'a vue !

17 avril 2009

Les calades

Je reviens sur cette particularité locale évoquée dans l'article précédent.
De Calada : pavé en provençal. Pavage en galets du Rhône, utilisé à partir du XIIIème siècle pour remplacer le dallage hérité de l'antiquité romaine.
La rue de la Calade, aujourd'hui Joseph Vernet, devrait son nom au fait qu'elle serait l'une des premières ainsi pavées . Il reste la rue de la Petite Calade, étroite, mais très empruntée par les voitures, faute de « pénétrantes » dans le cœur de la cité : piétons c'est à vous de faire attention (surprise par un véhicule, j'ai glissé à l'angle de cette rue et suis tombée pitoyablement sans que cela émeuve qui que ce soit, mes genoux en portent encore la marque).
Mais le nom ne fait pas la calade, car inconfortables tant pour les piétons que pour les véhicules à cause des irrégularités des pierres, elles ont le plus souvent été macadamisées. Sauf dans certains lieux, comme ici place Saint Pierre et dans les rues adjacentes (Ciseaux d'Or, Taulignan, Place des Chataignes). L'usure fait, dans d'autres rues, partir le revêtement et les pierres ressortent par plaques ( rue de Pontmartin par exemple).
Les anciens Hôtels particuliers cachent souvent de belles calades, ainsi l'actuel musée Calvet ou celui de Blanchetti cité précédemment : photographiée par les Monuments Historiques, merci à "Avignon"
Belles et pittoresques les calades colorées ne sont pas tendres pour les chevilles et les pieds, je ne parle même pas de la danse des roues sur leurs creux et bosses.

11 avril 2009

L'Hôtel de Blanchetti

Tel qu'il se présente aujourd'hui, Place de la bulle
Cette demeure a été reconstruite au XVIIIème siècle.
-->elle appartient toujours à la famille qui l'avait acquise à l'époque les Blanchetti, originaires de Bologne, comme le confirme une affiche concernant les travaux de rénovation. (Rectificatif)
Contrairement à la plupart des hôtels particuliers, il se pare d'une niche sculptée, sur la façade qui longe la rue de la Croix, à un emplacement inhabituel, dans l'angle de la maison et au dessus du mur du jardin.
La sculpture est datée de 1764 et serait l'œuvre du sculpteur Pierre-Joseph Brever ( Joseph Girard – Évocation du Vieil Avignon). Une autre curiosité de cette maison est la calade intérieure aux armes des Blanchetti, que le simple passant ne peut admirer.

(*) Cette information est erronée et je déplore de l'avoir divulguée dans mon ignorance : voir le rectificatif publié par Monsieur De Blanchetti en commentaire à cet article.

5 avril 2009

La Vierge de Notre Dame des Doms


Cette statue tout à fait dans le goût de l'époque, et non du seul clergé, voir ci-dessous, a été placée sur le clocher de la cathédrale en 1859. Redorée pour le passage au troisième millénaire, elle est visible d'à peu près partout dans Avignon. Des terrasses du Palais des Papes aussi, impossible de ne pas se heurter à elle et à son paratonnerre.

« Cette image étincelante et obsédante, désastreux symbole du goût qui régna dans le clergé du XIXe siècle, n'a pas seulement pour effet d'altérer le caractère de la vielle construction ; elle surgit au-dessus d'Avignon, et, d'où que l'on contemple la ville, déshonore le site du Rocher des Doms »André Hallays Avignon et le Comtat Venaissin – 1909 - cité par Joseph Girard.
Voici la vue depuis ma terrasse... vous comprenez mieux pourquoi je la trouve un peu trop omniprésente, et encore ici, la photographie écrase son imposante et brillante silhouette.