Je reviens sur cette particularité locale évoquée dans l'article précédent.
De Calada : pavé en provençal. Pavage en galets du Rhône, utilisé à partir du XIIIème siècle pour remplacer le dallage hérité de l'antiquité romaine.
La rue de la Calade, aujourd'hui Joseph Vernet, devrait son nom au fait qu'elle serait l'une des premières ainsi pavées . Il reste la rue de la Petite Calade, étroite, mais très empruntée par les voitures, faute de « pénétrantes » dans le cœur de la cité : piétons c'est à vous de faire attention (surprise par un véhicule, j'ai glissé à l'angle de cette rue et suis tombée pitoyablement sans que cela émeuve qui que ce soit, mes genoux en portent encore la marque).
Mais le nom ne fait pas la calade, car inconfortables tant pour les piétons que pour les véhicules à cause des irrégularités des pierres, elles ont le plus souvent été macadamisées. Sauf dans certains lieux, comme ici place Saint Pierre et dans les rues adjacentes (Ciseaux d'Or, Taulignan, Place des Chataignes). L'usure fait, dans d'autres rues, partir le revêtement et les pierres ressortent par plaques ( rue de Pontmartin par exemple).
Les anciens Hôtels particuliers cachent souvent de belles calades, ainsi l'actuel musée Calvet ou celui de Blanchetti cité précédemment : photographiée par les Monuments Historiques, merci à "Avignon"
Belles et pittoresques les calades colorées ne sont pas tendres pour les chevilles et les pieds, je ne parle même pas de la danse des roues sur leurs creux et bosses.