30 mars 2009

Du haut du géant de pierre


Il ne s'agit pas du Mont Ventoux, non, mais du Palais des Papes. Depuis les terrasses la vue sur la ville est spectaculaire. J'ai choisi cette plongée sur la place du Palais, l'Hôtel des Monnaies et sa façade baroque. Après le déménagement du conservatoire de musique, cet édifice devrait être converti, comme l'ancienne prison en hôtel de luxe... à suivre
 

28 mars 2009

Les disparues du quartier de la Balance


  Parmi les niches répertoriées sur le site des Monuments Historiques, celles-ci ont sans doute disparu lors des travaux de rénovation du quartier de la Balance(*). Les localisations sont celles qui figurent sur ce site. Après vérification sur le terrain, ces immeubles ont soit été refaits : au 44 rue de la Balance ou rue du Limas, ou détruits pour faire place au grand ensemble immobilier de la Balance : au 15 de la rue ou à l'angle de la rue Puits de la Reille, rue des Grottes.

(*) l'objet de cet article n'est pas de parler des travaux qui ont totalement changé ce quartier, le plus ancien d'Avignon, ni d'en juger l'opportunité ou le résultat. Mon enquête se limite à répertorier les niches et leurs sculptures. Les Monuments Historiques ont eu le mérite de s'intéresser à cet art considéré comme "mineur" par la plupart des ouvrages sur la ville qui omettent ce patrimoine. Le fait d'avoir été "classées" n'a pas empêché, malheureusement, la disparition de certaines statues, voire comme ici, de niches entières.

24 mars 2009

Les Disparues ; Niche de la rue Gal Grenier

 Une trentaine de niches sculptées ont été photographiées et enregistrées en 1947 sur le site du Ministère de la Culture, pour les monuments historiques. Cela n'a pas empêché la disparition de certaines statues, voire de plusieurs niches ( trois dans le quartier de la Balance, sans doute lors des travaux de rénovation).



La niche de la rue Gal Grenier, aujourd'hui à peine visible dans l'angle d'une très belle maison, abritait une sculpture d'une grande finesse.
La base de données du Ministère :http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/memoire_fr

Article rectifié suite aux réactions vives provoquées par le titre, recopié bêtement sur le site ministériel, qui renommait la rue "rue du Général Grenier". Cette rue est bien celle du coq, gau en provençal, d'une ancienne auberge. Ce site des monuments historiques a le mérite d'exister, il contient d'autres erreurs, mais ce n'est pas là l'essentiel. Je signale à mes joyeux détracteurs que l'on fait des erreurs de langages partout, que tout le monde ici ne parle pas le provençal, ne l'écrit encore moins ; enfin que l'on peut signaler une erreur en restant courtois et que Parisien et fonctionnaires ne sont pas des insultes. Je précise que je ne suis pas Avignonnaise de "souche" et que je remonte dans l'histoire de cette ville qui m'a accueillie à travers plusieurs ouvrages , dont "Passejada à còntra-Istòria en Avinhon". Je tente de m'initier à la langue provençale que je n'ai pas pratiquée, même si je l'entendais durant mon enfance... Je ferai encore des fautes, j'espère ne pas trop choquer les tenants de l'orthodoxie.

20 mars 2009

Petit cours d'architecture

L'ancienne chapelle Sainte Claire, rue du Roi René, a été en grande partie détruite. Il ne reste qu'une partie du mur latéral. Aujourd'hui, elle permet d'accéder à un agréable jardin public qui rejoint la rue Pétramale.
C'est dans cette chapelle que Pétrarque a rencontré Laure de Noves pour la première fois.
Sur le mur qui la borde, un petit cours d'architecture décorative :
Ces dessins sont l'œuvre de l'École d'Avignon, centre de formation à la réhabilitation du patrimoine architectural.

18 mars 2009

Rues étroites


Héritées du Moyen-Âge, ces rues étroites aux maisons toutes en hauteur et de guingois, sont situées de part et d'autre de la rue du Portail Magnanen. Dans cet ancien quartier où se regroupaient les artisans, les rues ont des noms pittoresques. Ici, la rue Brouette, si étroite qu'une brouette n'y passerait qu'à peine.

9 mars 2009

Le 9 mars 1309 Clément V arrive à Avignon


Bertrand de Got, évêque de Bordeaux, est élu en 1305 au conclave de Pérouse encore secoué par l'affrontement entre Philippe Le Bel et Boniface VIII. Couronné à Lyon, il repart pour Bordeaux et ce n'est que lentement qu'il rejoint Avignon où il est hébergé par les Dominicains en leur couvent de la rue d'Annanelle, dans les quartiers en expansion, hors des anciennes enceintes. détruites en 1226.
Plan figurant dans « Evocation du Vieil Avignon » de Joseph Girard »
Il avait décidé de s'installer « provisoirement » dans cette ville qui appartenait alors au comte de Provence, Charles II d'Anjou, roi de Sicile et de Naples, vassal de l'Eglise et proche du Comtat Venaissin, terre d'Eglise où il séjournera plus souvent que dans Avignon. Il préfèrera le calme de Carpentras et surtout du monastère du Groseau, près de Malaucène à l'agitation d'une cité qui craquait de toutes parts pour accueillir les prélats Italiens et leurs suites. La population passera de 5 000 à 30 000 habitants au cours du XIV ème siècle et la ville se dotera de nouveaux remparts. L'accueil des juifs chassés de France dans la nouvelle « carrière » va encore accroître la surpopulation. Mais que ce soient les banquiers Italiens ou les artisans et commerçants juifs, tous vont participer au développement économique mais aussi culturel de la ville par les échanges qui se multiplient.
L'installation des Papes en Avignon changera la physionomie de la ville, par la construction de nombreuses « livrées », ces demeures occupées par les cardinaux et surtout du Palais des Papes qui domine la ville de sa silhouette de forteresse gothique, la plus importante jamais construite.
Dessin de Violet le Duc
Il y a 700 ans, les Papes ont choisi Avignon pour leur capitale et l'achat de la ville en 1348 à la Reine Jeanne, la liera pour des siècles aux états pontificaux. L'influence italienne laissera son empreinte au delà de leur simple présence, notamment à la période baroque avec la construction de très beaux édifices civils tout autant que religieux.
Cet anniversaire sera l'occasion de redécouvrir cet héritage riche de sa complexité.

4 mars 2009

L'école d'art d'Avignon déménage ?

eL'école d'art d'Avignon est installée dans l'ancien hôtel de Galéans Gadagne, construit comme son voisin l'hôtel de Caumont, au XVIIIème siècle et qui comme lui, a connu plusieurs occupations successives.
Cette école d'art a déjà déménagé à plusieurs reprises. Située l'ancien hôtel de Sade, rue Dorée, en 1889 elle est transférée rue des Lices, dans l'ancienne « aumone générale ». Celle-ci est transformée en appartements en 1997 et l'école émigre dans les locaux laissés vacants par la faculté de lettres.
Il serait question qu'elle déménage encore, extra muros cette fois, et que les locaux soient annexés à ceux de la « collection Lambert », fondation privée d'art contemporain.
Les arts plastiques, ex « beaux arts », seraient-ils devenus personae non grata dans l'intra-muros, et si oui, pour quelle(s) raison(s) ? Création d'un grand musée d'art contemporain ? Privé ou public ? 

Janvier 2010, dernière rumeur : il ne serait plus question de déménagement...