4 août 2014

Comme dans un tableau de Jongkind... ou presque !

Johan-Barthold Jongkind (1819-1891)Vue d'une place d'Avignon, avec une droguerie1880Aquarelle, crayon noir sur aquarelle, gouache blanche H. 27 ; L. 37,1 cm - Paris, musée d'Orsay, conservé au département des Arts Graphiques du musée du Louvre Legs du comte Isaac de Camondo, 1911© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Thierry Le Mage

Ce dernier tableau a fait l'objet d'un commentaire sur le blog de Tilia, Echos de mon grenier, ICI, dans un article consacré à la  maison de Monet à Giverny. Une copie de cette toile est accrochée dans la chambre de Monet. Un souvenir d'Avignon dont étaient originaires les aïeux de Monet ? Ou bien Monet et Jongkind se sont-ils connus comme le suggère l'autre article de Tilia ; Jongkind et Avignon, ICI   ?

Aujourd'hui Jongkind peindrait-il le même tableau ? 
 On pourrait presque s'y tromper, sauf que :

lorsqu'on tente de cadrer comme le peintre, bien des obstacles se sont interposés, sans oublier :

On peut toujours essayer de changer d'angle de prise de vue, rien n'y fait, l'espace public est toujours occupé par divers signes de la modernité. Mais on le sait, le peintre peut toujours se réserver la possibilité de les gommer de sa toile. Tilia dans son commentaire ci-dessous avance une autre raison pour que le peintre aujourd'hui renonce à peindre cet endroit là de la ville, mes photos ne peuvent que lui donner raison.

Michel Benoit avait déjà proposé en 2012 un parallèle entre les tableaux de Jongkind et la réalité d'aujourd'hui,avec 130 ans d'écart :

5 commentaires:

brigitte celerier a dit…

les détails n'auraient pas d'importance, seraient devenus du Jongkind

Françoise Dumon a dit…

Tu penses qu'il les aurait intégrés...

jeandler a dit…

intégrés ou, plus simplement, ignorés.

Tilia a dit…

Monet et Jongkind se sont bel et bien connus et même fréquentés.
À propos de son ami, Monet a écrit « Jongkind se fit montrer mes esquisses, m'invita à venir travailler avec lui, m'expliqua le comment et le pourquoi de sa manière et, complétant par là l'enseignement que j'avais reçu de Boudin, il fut à partir de ce moment mon vrai maître. C'est à lui que je dois l'éducation définitive de mon œil... ».
Quel était réellement leur degré d'amitié entre les deux artistes, là par contre, je n'ai pas encore d'information.

Si Jongkind revenait, je pense qu'il ne referait pas le même tableau, car il n'y trouverait plus l'animation qui lui a sans doute fait choisir cet endroit de la ville plutôt qu'un autre.
Je veux parler du va et vient des voyageurs, montant et descendant des voitures, présent sur ses deux tableaux.
"Les voitures et messageries pour Sorgues avaient, au début du XXème leur départ principal à l'hôtel de la Croix Blanche" : précieuse information, donnée par Lou Ravi dans les commentaires de mon billet sur les peintures de Jongkind à Avignon il y a trois ans.

Françoise Dumon a dit…

Merci Tilia pour cette réponse et ces précieux renseignements. Cela confirme ce que je pensais, mais pas pour les raisons invoquées. Je rajoute le lien vers ton article.